Le sac de Manue

04 septembre 2009

Appelons ça...

une pause?

... pour éviter de parler de clôture de blog, je n'ai pas trop aimé la dernière fois que j'ai vu ça sur mon écran.

Quoi dire?

Ecrire est un besoin vital, alors ce n'est pas l'envie qui manque. Je pourrais continuer, mais ce que j'ai envie d'écrire en ce moment est bien trop personnel et je suis bien trop pudique pour livrer mes réflexions au web. Je suis incapable d'écrire du futile pour continuer d'être là en faisant le grand écart avec ce que je ressens et note ci et là dans mon fameux carnet noir.

Fermer le chapitre d'un blog et recommencer ailleurs fait partie de mes habitudes, alors qui sait? Peut-être que cela me démangera tellement que je m'y remettrai... je ne sais pas.

Portez vous bien, et à bientôt sur vos blogs :)

E*

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03 septembre 2009

Gilles Ecoute un Disque de Rap...

... et fond en larmes


Abd Al Malik est un poète. Qui se découvre au fur et à mesure des rencontres que votre vie fait avec ses textes. Des airs qui font des apparitions imprévues qui touchent au coeur.

Comme beaucoup de gens, ma première fois fût un passage de Gilbratar lancinant, une course éperdue puis un espoir qui naît, un souffle que l'on retient sur un rythme haletant, une tristesse prise de soubresauts d'énergie.

Une gravité bien écrite, une innocence que l'on voit s'envoler comme une bulle et que l'on regarde s'éloigner, l'univers d'Abd Al Malik, c'est un engagement la tête haute, une simplicité profondément touchante. Un grand écart avec les clichés d'un gars de banlieue qui utilise son langage pour des idées qui font du bien à entendre (C'est du lourd!).

On a les poètes qu'on mérite. Avec Dante, Abd Al Malik nous offre un cadeau magnifique, il nous gâte bien au-delà de ce que nous sommes.


http://www.deezer.com/fr/#music/abd-al-malik/dante-231540

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01 septembre 2009

Les penseurs de Natitingou

Souvent, je repense à ce voyage. Préparé pendant un an et demi, attendu avec impatience, et qui a été le déclencheur de tant de choses imprévues.

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Et puis je souris car il n'y a pas de hasard. On ne part pas au Bénin pour que sa vie prenne un tournant si grave.

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30 août 2009

Walk with Me

J'avais craqué pour 18, Play, 18: the B sides, Hotel. Des heures en boucle. Une véritable conversion à la musique électro.

Puis la pause. Rien de bien folichon. Avec le recul et en me replongeant dans l'univers de cet artiste, je réalise que j'ai laissé passé Last Night. Ce qui me fait sourire car il est sorti en avril 2008, et que je ne suis pas sûre que les titres Everyday it's 1989, Live for Tomorrow et Sweet Apocalypse seraient bien tombés dans ma vie, à ce moment là.

Et voilà que Moby revient.

Avec du lourd.

Wait for me est le titre de son nouvel album. Un bijou sur lequel je suis tombée un matin, grâce à France Inter. Je me souviens que j'étais dans un état de semi-réveil, encore engourdie de ma nuit finie trop tôt, lorsque Mistake a fait son entrée dans ma journée. A peine éveillée, j'ai simplement été submergée par une émotion intense. Rien d'autre à dire. Moby et moi ce matin là, c'était une retrouvaille, avec un texte et une musique qui vous flinguent mais qui touchent au plus profond.

Don't speak to me this way
Don't ever let me say
Don't leave me again
I never felt this loss before
And the world is closing doors
I never wanted anything more
Don't hug me this way
Don't touch me this way
Don't hug me again
Don't hug me this way
Don't touch me this way
Don't hug me this again
I never felt this loss before
And the world is closing doors
I never wanted anything more
Don't let me make the same mistake again
Please, don't let me make the same mistake again
Don't let me make the same mistake again
I never felt this loss before
And the world is closing doors
I never wanted anything more
Please, Don't let me make the same mistake again
 

Le jour même, je finissais à la FNAC, le CD à la main, acheté presque à l'aveugle. Inutile d'en écouter davantage pour savoir que cet album serait un best of à lui tout seul.

Et j'ai eu raison. L'album est à l'image de la pochette: simple, épuré, un peu triste aussi. Une musique qui vous ramène à vous, je ne sais pas comment le dire autrement. 

Ecoutez le, laissez vous porter. J'espère que le voyage vous plaira.

http://www.deezer.com/fr/#music/moby/wait-for-me-353793

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28 août 2009

Série de l'été: "Aïe lof, Aïe lof"

(ou pourquoi je considère mes trois semaines de vacances comme une absolue nécessité)


Episode 3 (dernier... bah oui, c'est triste): Se sentir vieille


Tu te sens vieille le jour où ta collègue ose enfin de te parler de l'éducation de ses gosses, tout en t'expliquant pourquoi celle de leurs petits camarades est nulle.
Parce que jusqu'à maintenant, elle pensait que tu ne pouvais pas comprendre, vu que tu étais beaucoup trop jeune pour ça.
Ce qui implicitement signifie que si elle se sent désormais libre de t'impliquer dans ce genre de débat, c'est que tu as l'âge pour avoir un avis, ou pire, en prendre de la graine.

Alors soit c'est un message faussement subliminal censé t'inciter à la reproduction imminente, soit c'est parce que tu as pris un tel coup de vieux qu'on estime que tu mates les émissions de télé pour ce genre de public, et que donc tu pourras forcément apporter quelque chose à la conversation. Dans les deux cas, ça ne me plaît pas du tout. Non pas que je renonce à entrer dans la secte des pondeuses, mais l'imminence de la chose est à revoir.

Bref, je ne sais pas si la transition de Promod à Castorama a eu l'effet glissement de terrain qui m'amène à devoir supporter les discussions de mères de famille, mais va falloir trouver une solution.

En rentrant de vacances, promis, je reprends mes sorties fringues et je me tais sur l'amour inconditionnel que je porte à mon nouveau parquet.

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25 août 2009

Retour

Tu ouvres les volets, il pleut.

La nuit, tu as mal dormi parce que tu t'es payée une crise d'angoisse comme ça faisait bien une bonne semaine que t'en n'avais pas eue.

Tu ranges tes affaires parce qu'il faut bien rentrer un jour. Tu serais bien restée, traitée comme tu l'étais, mi-impératrice mi-coq en pâte, mais bon, voilà quoi.

Alors tu bourres ta caisse qui finit par ressembler à une roulotte; y a à peu près tout ce qu'il faut pour vivre en autarcie sur la bande d'arrêt d'urgence, des fois qu'on mette une semaine à venir t'aider.

Plus tu avances, et plus le ciel est gris, plus le ciel est gris et plus le thermomètre de ta bagnole dégringole. T'as le moral qui plonge dans l'eau de l'orage, et tu sens que c'est pas fini.

Tu arrives au premier pont de largage des sacs. Et puis tu ne traînes pas parce qu'il faut rentrer. T'es une fille alors comme une pesée de dinde ça n'attend pas cinquante bornes, tu files dans la salle de bains de ton mec, tu montes sur le trône balance... et là tu en tomberais dans la chasse tellement ce que tu vois n'a pas de sens.

+2 kilos 500.

Le poids d'un gros poulet.

Alors il te reste à visualiser les quartiers de poulet répartis sur ton corps de déesse déchue. Vu que c'est pas dans les seins que je les ai pris (ça serait trop beau), ni dans les orteils, bin ça restreint de beaucoup la localisation du surplus.

Putain de merde.


Alors tu voudrais bien faire un câlin avant de repartir, mais t'es tellement deg' que tout ce que tu sais faire, c'est attraper ton sac et faire la gueule, rabattre la portière de ta caisse sur toi et te barrer. En plus d'être un boudin, tu deviens désagréable.

Entre le parking et chez toi, y a les 300 mètres les plus longs de la vie, chargée comme une mule qui revient de vacances (grosse et pas bronzée). Tu chopes ton courrier, tu te traînes dans l'escalier jusqu'à chez toi.

Les réflexes reviennent. Tu allumes l'ordi, internet, et sans même t'en rendre compte, tu arrives sur le portail de ton boulot. Les mails pro. Tu reprends connaissance en te disant que merdalor, c'est pas encore la rentrée... Tu t'apprêtes à éteindre le site du Diable quand tu vois un mail avec pour titre le nom d'un mec que tu connais bien.

Encore un de viré, que tu te dis.

Pas cette fois. Cette fois, c'est pour te dire que le gars avec qui tu as bossé pendant des années est mort.

Là, comme ça. Sans raison. Mort.

Tu éteins le PC. Tu revenais de vacances avec du soleil dans les narines; tout ce que tu récupères à l'arrivée, c'est de la tristesse dans les yeux.

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24 août 2009

Pourquoi l'athlé va me manquer

(petite pause dans la grande saga de l'été qui vous fait palpiter le coeur, je le sens)

Sale vie. Pour une fois que le sport me faisait du bien. L'athlé, c'est fini.

J'aime pas l'athlé.
Ce que j'aime, c'est BôPa qui regarde l'athlé.

"Olala, regarde le ptit rouge comme il court vite!"
On s'en fiche de savoir s'il est Ethiopien, du Bahrein (comment on dit? un bahreinais? un bahreinois? un bahreinien?), ou de la Jamaïque, c'est un ptit rouge et pis tout ce qui compte, c'est qu'il court vachement vite.

Parfois, ce n'est pas le ptit rouge qui court vite, c'est le grand vert qui n'en peut plus et qui se fait rattraper par tous les autres. Ce qui aboutit inéluctablement à la constatation suivante:

"Ah bah ça y est, il est foutu, com-plè-te-ment foutu" (généralement suivi d'un rire du style "ahah" en deux syllabes).

Il est foutu. C'est la phrase préférée de BôPa. L'optimisme permanent. Qui s'accompagne souvent de "La Catastrophe", ou de "Alalala, mais qu'est-ce qu'il est nul".
En sachant que le nul court 10 secondes au 100m sur 1500m. Autant dire, un vrai gros naze.

Le plus marrant, c'est le jeu du pronostic au saut en hauteur. Passera, passera pas.

J'ai compté. Sur 15 pronostics, BôPa s'est planté 13 fois. Pour quelqu'un qui a une chance sur deux d'avoir bon, c'est pas terrible."Olaaaa, trop mal parti le Polonais, il va se planter"... Et le Polonais passe... L'ange du silence passe aussi. Sauf que pour ça, faut que je me morde les joues à force de rire comme une tordue. "Ah celui-là, il est trop fort, il va passer..." tandis que l'athlète se mange la barre, passe en dessous, ou s'éclate la tête sur le matelas."Ah merde, pas assez concentré, il passera pas la finale". Pas supporter pour deux balles, le BôPa.

Bref. Je vais être triste de ne plus assister au spectacle de BôPa et l'Athlé. Ma seule occasion de me faire les abdos tout en restant vautrée comme une truie sur le canapé, après un repas de dingue rillettes-saucisses-fromage-mars glacé.

C'est bon les vacances.

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21 août 2009

Série de l'été: "Aïe lof, Aïe lof"

(ou pourquoi je considère mes trois semaines de vacances comme une absolue nécessité)

Episode 2: le Castostage

Quand la priorité dans la vie n'est plus de trouver un petit haut sympa pour les vacances, mais de nous inscrire, CSB et moi-même, à un stage Castorama, il devient urgent de cesser tout surmenage.

J'ai bien tenté une instrusion chez Etam Lingerie, j'ai trouvé que tout était moche, vulgaire et cher.

Alors qu'au rayon peinture de Casto, tout est beau et excitant. Cher, aussi, mais au point où j'en suis, c'est un peu comme chez IKEA, on finit par se mettre la tête dans le sac recyclable et on se dit que c'est pour notre bien futur (alors qu'un sous-tif Etam qui finira broyé pour la simple raison qu'un putain de fil s'est pris dans la braguette de ton jeans, ça ne sert à rien d'autre qu'à faire pleurer les filles).

Au rayon peinture de Casto, il y a toujours un monsieur en bleu qui finit par faire une apparition magique et par vous dire que OUI, votre instinct de bricoleuse née a eu raison de choisir le micro rouleau (ouais, ouais, celui qui te faisait glousser comme une poule, trois mois avant lors de ton premier débarquement au pays Casto, que tu te disais "y a vraiment des cons pour acheter un rouleau aussi petit")...

Heureusement, grâce aux vacances, tu te rappelles que BôPa sait TOUT faire, que BelleMa a le talent et l'envie inexprimée de prendre les rênes de la déco, et que même si CSB n'a pas d'intérêt inné pour le bricolage, ça traîne quelque part dans ses gênes et qu'il a un potentiel de dingue.

Tout miser sur les autres, voilà à quoi sert le repos.

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18 août 2009

Série de l'été: "Aïe lof, Aïe lof"*

(ou pourquoi je considère mes trois semaines de vacances comme une absolue nécessité)


Episode 1: le "bisous"


Parce que le jour où l'on dit "bisous" à son fournisseur juste avant de raccrocher, c'est que l'heure est grave.
Et qu'elle est d'autant plus grave que ledit fournisseur est le mari d'une collègue.
Et qu'en plus ledit fournisseur a la réputation d'être le sosie du déménageur de la pub Coca.
Et que ladite collègue a la réputation d'être une écervelée, qui a malgré tout suffisamment de neurones pour tuer à petit feu toute femelle potentiellement trop proche de son mec.

Bref.

Au moment où tu finis le mot "bisous", tu commences à comprendre le phénomène chimique de la combustion spontanée. Tu te liquéfies sur place pendant que ton collègue mâle qui a l'oreille bien pendue te regarde avec des yeux de libellule par dessus son Pécé, la bouche si grande ouverte que tu regrettes de ne pas avoir un M&Ms sous la main pour tenter un panier.

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* I laugh, I laugh en anglais correct; je me marre, je me marre, en français moyen.

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16 août 2009

Louloutte, pauvre chat

"Enfin en vacances..."

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Chez ma mère, tranquillou pépère, y a que là-bas qu'elle est traitée dignement.

Pauvre choute, va!

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